Lundi, 7 h 25 du matin.
Driiiing
- « gresrzfqzfzrzrf mmmmmmoui …..allooo »
- Allo ma cocotte ? C’est Tatie Yvette…Je te réveille pas ? Si ? Oh, tu sais à mon âge, on est matinal. Bref, que dirais-tu de venir voir Le Maître du Zodiaque chez moi ce soir ?
- Euh….je sais pas Tatie, je me réveille là…
- Bon, ne t’en fait pas, je te donnerai des idées pour écrire tes trucs tu sais.
- Mais quels trucs Tatie ?
- Tu sais, tes trucs que tu m’as montrés, pour le minitel. Pour tes blaques.
- C’est un blog tatie. Et c’est sur Internet.
- Bon, allez ma cocotte, ne jouons pas sur les mots, je t’attends ce soir à 20 h.
C’est ainsi que je me retrouve, au soir de ce 4 ème et avant dernier épisode, chez ma merveilleuse Tatie Yvette, dont vous vous souvenez peut être. (voir la chronique Star académie / ma soirée chez Tatie Yvette)
Enfin, ça commence, Tatie et moi, on est hyper concentrée. La belle Esther est toujours sur le bateau de Eva, d’où son fils et sa nounou ont été enlevés. Le commissaire Keller et Eva se chamaillent à propos des mesures de sécurité qui n’étaient pas suffisantes pour protéger Quentin. Esther pleure. Ensuite, le commissaire Keller va faire un tour dans la cabine pour chercher des indices. Si on se réfère aux épisodes précédents, et vu comme il a l’air doué, ce commissaire, on se dit que même s’il y avait un plan exact de l’endroit ou est séquestré Quentin, il trouverait pas. Même si le plan était affiché sous son nez avec un panneau : c’est ici... Même si on lui filait un GPS pré-programmé, il serait capable de mal interpréter quand la dame dit « tournez à droite à la prochaine sortie ». Vous avez compris que le commissaire, n’est pas une flèche. Pourtant, là, il fait un truc extraordinaire : il descend dans la cabine, il soulève un T-shirt, et paf, il trouve une lentille de contact dessous. Amis lecteurs, si tu portes des lentilles, toi seul peut comprendre à quel point le fait d’en retrouver une, cachée sous une pile de vêtement, en 10 secondes, dans une cabine de bateau sombre et sens dessus-dessous, relève de l’exploit. Exploit que nous dédierons à tous ceux qui cherchent pendant des heures, à 4 pattes sous le lavabo dans une salle de bain impeccable et bien éclairée leur lentille…Bref, là, soit le commissaire est béni des dieux, soit il a des rayons X à la place des yeux. Ensuite, il met en marche son cerveau le commissaire, pour en déduire avec maestria que Cindy, la baby sitter a certainement du perdre sa lentille. Une flèche, vous dis-je…
Ensuite, le commissaire part sur les lieux ou on a retrouvé mort le patriarche Pierre André Daguerre. Il a une belle voiture rouge de sport, le commissaire. Pas une affreuse Renault Mégane bleue marine. Preuve que c’est mieux d’être commissaire en Suisse qu’en France.
Tatie est déjà un peu larguée, elle se souvient plus qui est Pierre André. Je lui explique que c’est le vieux monsieur qui s’est suicidé la semaine dernière. Tatie dit qu’il était pas vieux du tout. (pour Tatie, on est vieux à partir de 92 ans). On découvre que l’arme utilisée était la même qui avait servi à tuer Cécile Daguerre, 25 ans plus tôt. Papy aurait-il dégommé Cécile pour l’empêcher de roucouler avec Alexis St André ?
Du coté d’Esther, d’un point de vue dermatologique, ça ne s’arrange pas, ses 2 boutons derrières les oreilles sont de plus en plus rouges. Tatie n’a rien compris au coup des boutons, elle me demande de lui expliquer. Je lui raconte la théorie des manipulations mentales, par ultrasons et par hypnoses qui forcent les gens à faire des choses bizarres. C’est Tatie qui me regarde bizarrement. Elle espère que je raconte pas des trucs comme ça dans mes blagues de Minitel, sinon j’aurai bientôt plus de lecteurs. Mais n’empêche, je sens bien qu’elle est un peu ébranlée, ma Tatie et que la prochaine fois qu’elle verra son généraliste, elle lui demandera si c’est possible, les manipulations mentales par ultrasons derrière les oreilles. Pendant ce temps donc, Esther pleure toujours, ça change pas trop. Le commissaire lui dit qu’il faut qu’elle révèle ce que lui a appris Pierre André, à savoir que les Daguèrre et les Saint André ne font qu’une seule et même famille.
Pour se donner du courage, Esther va pleurer un peu chez son demi frère Jérôme. Ensemble, ils décident d’aller voir les Daguerres pour tout révéler. Je ne sais pas s’ils le font exprès, mais ils choisissent pile le moment ou les Daguerres sont en train de faire la veillée funèbre de leur grand père. Ils sont donc tous réunis autours du cercueil, ils font des têtes de circonstance, c’est à dire d’enterrement, c’est dire si le moment est mal choisi pour une visite de courtoisie…Alors forcément, les débuts sont difficiles, on ne peut pas dire qu’il y ai une bonne ambiance. Surtout quand Esther révèle que leur grand père, qui s’est suicidé devant elle est peut être l’assassin de Cécile. Ca jette un froid. Du coup, ça fait encore pleurer Esther.
Ensuite, elle va voir Mathias à l’hôpital. Tatie est prise d’une soudaine inspiration elle dit : « c’est lui, le maître du Zodiaque, j’en suis sure, ma cocotte ». Mathias n’arrête pas de parler de sa mère, qui aurait découvert un complot contre lui. Quand il parle d’elle, il dit « maman » d’une voix toute douce. Du coup Tatie n’est plus trop sure de sa culpabilité. Deux indices jouent en sa faveur : 1/ Mathias est très respectueux envers sa maman.2/ Quand on y pense, Mathias est toujours très propre sur lui, le cheveux court et surtout, parfaitement rasé. Or, Tatie croit dur comme fer qu’un homme qui se coiffe et se rase le matin ne peut pas être possédé par le mal.
En revenant de l’hôpital, Esther croise Loïc, qui lui, va voir sa mère internée. (il n’y a qu’un seul hôpital en Suisse). Loïc, pour faire son intéressant, dit que c’est lui qui a récupéré l’arme avec les empreintes d’Esther et qu’il sait ou est retenu le petit Quentin. Esther, pour en savoir plus, lui empoigne vigoureusement les testicules. Sûrement une tradition Suisse. Loïc, entre deux hoquets de douleur, dit que c’est un certain « Fausto » qui a enlevé l’enfant, et qu’il sait où il est. Tatie, qui déteste les cheveux longs et les hommes négligés à bien repéré que Loïc n’était pas net de ce coté. Elle dit : « c’est lui, le maître du Zodiaque, j’en suis sure cette fois, ma cocotte ». Ensuite, il emmène Esther voir sa mère internée. Il lui amène un chiffon bleu, et la maman est toute contente. La scène suivante, Loïc emmène sa mère à l’enterrement de Pierre André Daguèrre. Le chiffon bleu se révèle être une robe que porte sa mère. Tatie dit que c’est une très jolie robe, et qu’elle l’a vu à la Redoute. Ca m’étonnerait que Loïc, qui est blindé question argent, offre des robes de la Redoute à sa maman folle. A l’enterrement, bien sur, Loïc et sa maman folle ne sont pas les bienvenus, ils font les malins et disent des méchancetés à tout le monde. La maman folle crache même sur le cercueil. Sa robe est toute froissée et ses cheveux décoiffés. Tatie fronce les sourcils, ça y est, elle est sûrement en train de se demander si le Maître du Zodiaque, ce serait pas la maman folle de Loïc plutôt car pour prendre aussi peu soin de ses affaires, il faut être bien mauvaise.
Au lac, ensuite, Loïc, a rendez-vous avec Esther. Après la traditionnelle cérémonie d’empoignade de coucougnettes, il finit par avouer que son ami Fausto tient bien le petit Quentin, qu’il échangera contre une rançon d’un million d’Euro, livrée par Léa. Comme d’habitude, ça fait pleurer Esther.. Tatie Yvette essaie de faire la conversion de 1 million d’Euros en ancien francs. Elle s’emmêle les pinceaux et finit par conclure que ça doit faire dans les dix mille milliards d’anciens francs, ce qui semble l’impressionner. Avec ça, c’est sur que Loïc pourra acheter les robes de sa maman folle ailleurs qu’à la Redoute. C’est Jérôme, le demi frère d’Esther, qui fournit les dix mille milliards, preuve que lui, il est vraiment très très riche. Léa descend donc dans la crypte, avec la rançon. Même dans les catacombes, elle garde son téléphone portable vissé sur l’oreille, et reste en contact avec Jérôme et Esther, preuve que SFR, c’est vraiment un bon réseau. Hélas, Loïc lui saute dessus, et l’emmène dans les profondeurs du souterrain, sans même prendre l’argent. Arrivé sur les lieux, Esther et Jérôme, qui ne sont pas les amis du commissaire Keller pour rien, comprennent tardivement qu’ils ont été bernés et que Loïc voulait juste enlever tranquillement Léa. Du coup, vous l’auriez deviné, Esther pleure…Tatie Yvette, elle, jubile. Elle me l’avait bien dit, que c’était ce sale type aux cheveux longs, le Maître du Zodiaque. De toute façon, je l’ai déjà expliqué, pour Tatie, un homme aux cheveux longs et à la barbe de 3 jours est forcément un assassin en puissance …
Le lendemain, Loïc réapparaît, comme si de rien n’était. Interrrogé par le commissaire Keller qui n’est au courant de rien comme d’habitude, Loïc prétend avoir un alibi en béton : Il était avec Esther, avec qui il a passé une nuit torride. Du coup, pour une fois, c’est le commissaire qui est triste et qui a envie de pleurer. Il va voir Esther, qui boit un verre au bar surchauffé, celui où les pauvres serveuses sont obligées de se mettre toute nue tellement elles ont chaud. C’est comme les hôpitaux, des bars, il y en a un seul en Suisse. Accoudée au comptoir, sans surprise, Esther sanglote. Comme d’habitude, le commissaire Keller ne comprends rien du tout et ouvre de grand yeux.
Pendant ce temps, Martial Daguerre est suivi discrètement par Hélène, sa femme qui le soupçonne d’infidélité avec…Cécile qui est pourtant morte il y a 25 ans. Il va acheter de la lingerie en dentelle rouge. Tatie dit que c’est un piège, que c’est trop simple, que Cécile est bien morte et que la lingerie c’est pour lui. Je la regarde incrédule : Ma tatie est choquée quand elle voit un homme mal rasé, en revanche, le fait qu’un quinquagénaire, marié et père de famille aille en douce s’acheter des dessous féminins en dentelle rouge pour les porter lui paraît tout à fait normal !
Eva, à enfin réussi à localiser Fournier, le professeur louche, et elle l’emmène au commissariat pour l’interroger. Il est décidé à parler, et donne sa version des faits : Il raconte qu’autrefois, avec Kowalski, ils faisaient effectivement des expériences de manipulations mentales sur des élèves doués, pour les rendre encore plus intelligents. Tatie fait remarquer judicieusement qu’ils auraient bien du faire ça avec le commissaire Keller. Bref, les expériences auraient mal tournées, surtout après que l’un des élèves, Michel Vial, ai enlevé une fillette pour la violer pendant 3 semaines. C’est Fournier, qui aurait retrouvé la fillette, et qui l’aurait libérée. Il affirme qu’à la suite de cela, les expériences auraient immédiatement cessées.
La piste ramène donc à Kowalski. Esther ne se souvient pas qu’elle a été probablement elle aussi manipulée lors de son expédition nocturne de la semaine dernière. Chez Kowalski, on retrouve une petite croix en diamant, et le dossier médical de Loïc. En gros, il y a écrit que Loïc est complètement zinzin, et qu’il extériorise ses pulsions zinzins sur un personnage imaginaire qu’il appelle « Fausto ».
Il faut donc à tout prix trouver où Loïc-Fausto planque le petit Quentin. Pour cela, le commissaire Keller a une brillante idée. Il demande à Micky, une des jolies serveuses roumaines qui ont toujours chaud de tendre un piège à Loïc, pour lui piquer sa montre et la remplacer par une fausse, sur laquelle se trouve un émetteur. Donc, Micky, qui est une fille serviable, va draguer Loïc le zinzin à la salle de sport. Elle fait de la musculation sur une machine et Loïc, aimablement, la renseigne sur ses pectoraux. Tatie demande comment ça s’appelle maintenant ces machins de sport. Je lui dit qu’on appelle ça du « Body Building ». Elle dit que de son temps, on appelait ça faire de la culture physique tout simplement.
Le fait est qu’effectivement, dans la demi heure qui suit, Loïc et Micky se retrouvent à faire de la culture physique nus sous la douche d’une chambre d’hôtel…Malheureusement, Micky se fait prendre en tentant d’échanger les montres et Loïc le zinzin, la tue avant de disparaître, réduisant une fois de plus à néant les idées foireuses de l’inénarrable commissaire Keller.
Finalement, et parce qu’il y met de la bonne volonté en faisant irruption en pleine nuit chez Esther, Loïc se fait arrêter. Une fois au commissariat, tout le monde tente de le faire parler ; même Mathias, le Zodiaque, essaie de l’étrangler, mais ça ne donne rien. Esther aussi, essaie de faire sa gentille, pour qu’il avoue ou sont cachés son fils et Lea. Elle lui dit : « je suis ton amie », mais Loïc, qui n’est pas si zinzin que ça, se souvient parfaitement de toutes les fois ou elle lui a broyé les coucougnettes, et, comme ça ne correspond pas à sa vision de l’amitié, il reste muet.
Finalement, on retrouve Lea, dans une cabane, mais pas trace de Quentin. En revanche, on retrouve la baby sitter, Cindy, flottant dans le lac, avec une seule lentille, forcément. Comme la mort remonte à deux heures maximum, ça ne peut donc pas être Loïc, qui est au commissariat. Le commissaire Keller et sa bande d’amis-qui-comprennent-pas-vite percute enfin que Loïc, tout zinzin qu’il soit, ne peut pas être le Maître du Zodiaque.
Tatie Yvette est déçue, mais elle se ressaisit vite et jette son dévolue sur Cécile, la morte pas si morte que ça. Elle décide donc que, faute d’hommes mal rasé, ce sera elle, la tueuse sans pitié. Elle me dit « fais-moi confiance, ma cocotte, je sens que c’est elle, tu verras ».
Enfin, le commissaire vient de faire le rapprochement entre la petite croix en diamant trouvée chez Kowalski, et celle que portait la maman d’Esher sur les photos. Il fonce donc à Marseille chercher un indice dans la maison de la maman. Avec ses yeux à rayon X, il trouve des documents dans la cheminée qui prouvent que la maman avait tout compris à la manipulation avec les ultrasons et l’hypnose. Arrivent Esther (Marseille est beaucoup plus proche de la Suisse qu’il n’y paraît). Comme le commissaire, qui est un grand romantique lui dit qu’il l’aime, Esther à son tour devient zinzin et se souvient qu’elle a été programmé pour « tuer celui qui l’aime ». Alors, elle prend un air tout bizarre et dit «oui maître » et tire sur le commissaire qui s’écroule tout étonné. Il faut dire que le pauvre homme à pourtant l’habitude d’être toujours le dernier à comprendre, mais là, il y a de quoi être complètement largué…
Pas ma Tatie, qui cogite à toute vitesse sur la suite des opérations :
- « Et ben, voilà autre chose maintenant…Pas d’affolement ma cocotte, le gamin peut pas mourir comme ça. Y doit être que blessé ».
Là, je m’abstient de faire remarque à Tatie que «le gamin» en question a la cinquantaine bien sonné et qu’il se teint les cheveux pour ne pas qu’on voit ses cheveux blancs.
- « Oui, mais là tatie, y l’a l’air bien plein de sang quand même… »
- « Mais réfléchis, cocotte, si y meurt, y peut pas y avoir de hapi-hand ».
- « De quoi ???? »
- “De hapi-hand. C’est un mot anglais qu’ils disent maintenant et qui veut dire que ça va finir bien »
Du coup, Tatie, elle me regarde un peu avec commisération, comme si j’étais vaguement demeurée. Elle doit penser sûrement que je suis bien gentille, mais que je ne connais pas grand chose pour « une gamine » et que je devrais lire plus souvent Télé 7 jours pour me cultiver.
Ce qui est sur, c’est que le dernier épisode va être riche en rebondissements mais qu’on aura, quoi qu’il arrive, une happy end, foi de « cocotte » !
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